« Les jeunes d’aujourd’hui… » : Le coaching à travers les générations
Article rédigé en anglais par Martin Robichaud et traduit par l’IA.
J’ai récemment suivi une formation de la Fédération internationale de coaching (ICF) portant sur le coaching intergénérationnel et le vieillissement en milieu de travail, dans le cadre du renouvellement de ma certification d’Associate Certified Coach (ACC).
La formation ne durait que 90 minutes, mais elle m’a laissé avec quelques réflexions marquantes, surtout une citation partagée par quelqu’un et souvent attribuée à Socrate :
« Les enfants d’aujourd’hui aiment le luxe; ils ont de mauvaises manières et méprisent l’autorité… »
Qu’il l’ait réellement dite ou non, le sentiment reste intemporel. Chaque génération semble convaincue que la suivante manque quelque chose d’essentiel. Et pourtant, nous continuons à travailler, bâtir et diriger… ensemble.
Dans ma pratique de coaching, mais aussi en salle de classe (j’enseigne dans une petite université francophone rurale du nord de l’Ontario), je vois cette réalité se manifester régulièrement. Les clients comme les étudiants parlent de « tensions générationnelles » comme source d’incompréhension ou de friction. Parfois, il est question des styles de communication, du rythme du changement ou même de la définition du « travail acharné ». Mais souvent, ces soi-disant différences générationnelles ne sont pas réellement générationnelles. Elles sont simplement… humaines.
Aller au-delà des étiquettes
Trop souvent, on tombe dans le piège de classer les gens dans des catégories bien définies : les Millennials sont comme ceci, les Boomers comme cela. Mais le coaching nous invite à aller plus loin. Il nous pousse à rencontrer les gens là où ils sont, dans leurs études, leur carrière, leur réalité de vie, et à voir au-delà des stéréotypes.
Oui, une personne en début de carrière peut être motivée par des choses différentes d’une personne qui approche la retraite. (Et j’adore parler de motivation avec mes clients!) Mais ces différences n’ont pas besoin de devenir des obstacles. Lorsqu’on les aborde avec curiosité, une curiosité sincère et ouverte, elles deviennent des occasions d’apprentissage et de connexion.
Restons curieux.
Coacher avec une conscience générationnelle
Concrètement, qu’est-ce que ça veut dire?
Ça veut dire écouter l’étape de vie, pas seulement l’âge. Un nouveau parent dans la quarantaine peut parfois se reconnaître davantage dans la réalité d’une personne de 28 ans qui jongle avec des changements personnels et professionnels que dans celle de ses pairs du même âge.
Ça veut aussi dire reconnaître que les valeurs évoluent. La flexibilité, le sentiment d’appartenance, le besoin de sens… ces priorités changent avec le temps. Oui, elles peuvent refléter certaines tendances générationnelles, mais elles sont souvent davantage façonnées par les expériences de vie que par l’année de naissance.
Et finalement, ça veut dire créer un espace pour parler d’identité et d’héritage. Certaines personnes cherchent encore à définir qui elles veulent devenir professionnellement, alors que d’autres réfléchissent à l’impact qu’elles laisseront derrière elles. Le coaching peut accueillir les deux réalités et aider à créer du sens à travers celles-ci.
Plus de diversité, pas plus de difficulté
Quand on parle de « combler les écarts générationnels », on oublie parfois la richesse qu’apportent les environnements multigénérationnels. Si le coaching vise à favoriser la clarté, l’alignement et le développement personnel, alors les différences générationnelles ne font qu’ajouter de la profondeur à la conversation.
L’un de mes plus grands constats à la suite de cette formation de l’ICF est que le coaching nous aide à remettre en question nos propres perceptions, même celles dont nous ne sommes pas conscients. Les étiquettes générationnelles peuvent être tenaces, mais elles racontent rarement toute l’histoire. Il est beaucoup plus puissant d’écouter profondément, de poser des questions significatives et d’honorer la complexité du vécu de chaque personne.
Réflexion finale
La prochaine fois que vous entendrez quelqu’un dire que « les jeunes d’aujourd’hui ne comprennent rien » ou que « les travailleurs plus âgés sont coincés dans leurs façons de faire », prenez un instant pour réfléchir. Ces commentaires en disent souvent davantage sur la personne qui les prononce que sur le groupe visé.
Le coaching intergénérationnel ne consiste pas à gérer les conflits. Il consiste à créer des connexions. Et dans un monde où nous sommes souvent séparés par l’âge, le secteur ou les idéologies, cette capacité de compréhension mutuelle devient plus précieuse que jamais.


